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03/04/2014 Article du ouest france sur le cheval

Le cheval de trait revient en force

Normandie Trait, à Brécey (Manche), forme les cochers professionnels. Et il y a de la demande…

« Dire qu’il y a deux mois, je n’avais jamais touché un cheval de trait. Maintenant, je peux mener un attelage …» Rudy n’a pas terminé sa formation de cocher professionnel mais touche au but après seulement deux mois de formation. Le jeune homme a apprivoisé Philosophe et Apostrophe , deux Cobs de 800 kg (chevaux de taille moyenne), appartenant à Normandie Trait. C’est dans cette entreprise de Brécey (Manche) que sont sélectionnés les futurs cochers professionnels. C’est même l’unique centre de formation français, en alternance avec le haras national du Pin (Orne).« Nous allons aussi former des cochers au Maroc et en Algérie » , explique Ludovic Eugène, le patron de l’entreprise, qui surfe sur la mode du cheval de trait. Et de préciser :« Plus économique qu’un tracteur, un Cob se négocie 1 000 € et nous coûte à l’usage, moins de 11 € par jour. » L’ancien chauffeur routier international possède cinq chevaux de trait, Cobs et Percherons, et en héberge quatre autres en pension.« Parce qu’il faut former aussi les chevaux » , explique-t-il. Les propriétaires les utilisent pour débarder le bois.« Un cheval tire deux fois et demi son poids. » C’est loin d’être le seul usage. Normandie Trait, avec ses deux salariés, traite les chemins communaux, arrose les fleurs, collecte les déchets, transporte des scolaires, des touristes.« On laboure un parc à Neuilly pour planter des pommes de terre. On fauche du foin dans l’Orne, en zone protégée, là où les tracteurs ne peuvent pas passer …» Pour ses travaux, l’entreprise utilise des outils (herse, voitures hippomobiles…).« On fonctionne comme une entreprise de travaux agricoles mais sans… moteur. »

Guillaume LE DU.

Article issu de l'édition de Les Sables d'Olonne du jeudi 3 avril 2014

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